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 Here it comes slowly

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Ouroboros
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MessageSujet: Here it comes slowly   Jeu 3 Mar - 13:27

Le titre, pour ceux qui connaissent, est le premier titre de l'album Tostaky, de Noir Désir.

Je précise que ceci n'est qu'un embryon de réflexion, qui vient ici pour être discuté, envisagé, insulté. Insultez-moi, j'adore ça. ça me montre à quel point je vous suis en tout point supérieur, et combien mon sens de l'auto-dérision est aussi élevé que ma modestie est faible.

J'ai récemment re-re-regardé Satyricon (tout allégation de masochisme devra être motivée de preuves photographiques), et j'y ai vu mon Mode. Et il tombait. Et c'était beau.

Or donc, ainsi cela tombe lentement.

On observe au cours de l'histoire diverses puissances, qui suivent toutes le même schéma. Elles naissent souvent oppressées, ou assez "barbares", puis prennent de plus en plus d'importance, deviennent des puissances militaires, commerciales, territoriales, influencent leurs voisins jusqu'à les conquérir économiquement ou militairement. à leur apogée, elles bâtissent des cités magnifiques, ont une production artistique exceptionnelle, de grands philosophes, des mathématiciens d'une grande envergure. à leur apogée, elles sont ce à quoi le monde entier aspire, elles se veulent et sont la référence absolue en matière de goût, de mode, de morale, de politique, de valeurs.
Et un jour, elles s'épuisent. Elles ont moins d'artistes, non pas parce qu'elle les refuse, mais souvent parce que l'inspiration commence à ne plus être là. L'art devient d'insulter la société publiquement, d'être condamné pour ça et de faire l'objet d'un groupe de soutien pour jeunes révoltés en mal de causes à défendre. Ce n'est qu'un vague exemple, mais je le trouve significatif, et surtout assez pernicieux pour être porteur.
Je pourrais aussi citer Kant ou surtout Nietzsche pour vous parler de l'irrémédiable perte des valeurs morales, mais pour une fois, je vais m'en passer. Je ne suis pas un intellectuel, juste un citoyen d'un occident dans lequel il a perdu foi. Alors je dis ce que je constate.

Rome a émergé des étrusques, s'est bâtie par le sang de ses fils sur les ruines de ses maîtres. La Louve a allaité des millions d'enfants, qui aux grandes heures de la république puis de l'empire ont fait main basse sur les terres inhabitées, avant de s'étendre sur les régions proches. Hispanie, Gaule, Germanie, Bretagne, Panonnie, Istrie, Dalmatie, Macédoine, Grèce, Egypte, ... pas une terre du monde connue n'est tombée dans l'escarcelle de la puissance de Rome.
Mais le sein de la Louve s'est tari, elle a préféré manger ce qu'elle avait accumulé, elle s'est empâtée lors de festins magnifiques, de banquets grandioses, d'orgies monstrueuses. En ces temps de décadence, Gargantua à Rome aurait connu la satiété.

Rome n'est pas morte sous le joug des barbares. Elle n'a pas succombé aux invasions. Rome est morte de vieillesse. Son corps a arrêté progressivement de fonctionner et elle s'est retrouvée amputée de ses divers membres, a perdu toute influence. Que reste-t-il de Rome aujourd'hui ? Du Bellay n'aura vu que des ruines. Je ne lui donne pas tort, et il serait convenant de verser une larme en errant sur l'antique forum, à la mémoire de la puissance d'un jour effondrée sous l'empire du temps.
Rome est morte seule.

Pourquoi venir vous faire un cours d'histoire douteux ? Car je ne vous parle pas d'histoire, mais d'actualité.

Rome n'est plus, mais l'occident est née de ses cendres. Il est la puissance de ces huit derniers siècles, le phare du monde connu, l'initiative de tout, il est la tête pensante, le bras armé, le bouclier d'airain, le main de fer, le coeur de toute action qui se fait en ce monde. Il a conquiert le monde.
Mais aujourd'hui, il ne tourne plus bien rond. l est incohérent, difficilement compréhensible, a des réactions étranges. Il perd ses territoires, il perd son influence, il ne parle pas contre le tyran (je ne le loue donc pas, comprenez).

La question que je me pose est la suivante, elle est extrêmement simple. "Sommes nous en train d'assister à la chute de l'occident ?".

Une seule chose est sûre, nous vivons dans un monde foutrement intéressant.

Je vous remercie de m'avoir lu jusqu'au bout, et de prendre le temps de discuter cette éventualité.

« Je rêve parfois de ce que diront de nous les historiens futurs. Une phrase leur suffira pour l'homme moderne : il forniquait et lisait les journaux. Après cette forte définition, le sujet sera, si j'ose dire, épuisé. », Albert Camus, La Chute.

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